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COP22 : l'eau au coeur des débats à Marrakech

18 novembre 2016
Lors de la clôture de la COP22 à Marrakech, Loïc Fauchon, Président honoraire du Conseil mondial de l'Eau et PDG du Groupe des Eaux de Marseille a présenté, devant les représentants des Nations unies et des gouvernements les propositions de la Communauté internationale de l'eau, réunies dans un Livre bleu sur l'eau et le climat.

Des ressources qui s'épuisent

Couplées à la croissance démographique et à l'urbanisation galopante, les conséquences des dérèglements climatiques sur les ressources en eau sont dramatiques : épisodes climatiques extrêmes (sécheresses endémiques et inondations dévastatrices), stress hydrique pour les populations, pollution des rejets industriels et domestiques...

Jusqu'alors souvent oubliée des négociations climatiques, la question de l'eau s'impose maintenant en tête du sommet pour le climat. Ainsi, pour la première fois, grâce à la volonté du Maroc, des journées officielles ont été consacrées à l'eau les 8 et 9 novembre, lors de la COP22. A l'issue des débats, Loïc Fauchon a été désigné comme le rapporteur spécial et porte-parole de la Communauté internationale de l'eau, pour rappeler les enjeux, rendre compte des avancées et des propositions pour accélérer la mise en œuvre d'actions d'adaptation aux évolutions du climat.
Jeudi 17 novembre, en séance plénière, il a souligné devant les représentants des Nations unies et des gouvernements, la nécessité de créer des synergies entre la finance, la gouvernance et la connaissance pour assurer la sécurité de l'accès à l'eau pour tous ainsi que la nécessité d'une justice climatique.

Un Livre bleu sur l'eau et le climat

Un Livre bleu, une initiative "Water for Africa"et 9 recommandations ont été présentées aux Nations unies lors de ce sommet de personnalités mondiales. Ces propositions se regroupent autour de quelques points saillants :

- Etablir dans les meilleurs délais un plan d'action eau-climat.

- Créer immédiatement un "hub" eau-énergie pour permettre aux pays les plus pauvres d'élaborer des projets éligibles au fonds d'adaptation.

- Appliquer de manière systématique une approche intégrée par bassin et selon le concept novateur de la "Five Fingers Alliance", alliance indispensable entre l'eau, l'énergie, l'alimentation, la santé et l'éducation. Une alliance comme les doigts d'une seule main, avec des expérimentations pilotes dans des écoles au label "Five Fingers".

- Obtenir durant l'année à venir, sous la présidence marocaine, qu'une partie essentielle des fonds du climat soit consacrée à l'accès à l'eau et à l'électricité, grâce à l'utilisation des ressources en eau non conventionnelles et d'énergies alternatives.

- Mettre en place, dès 2017, un "Réseau international de parlementaires pour l'eau" afin d'aider chaque pays dans le vote des lois et des budgets dédiés à l'eau et à l'assainissement.

"Face au climat et aux pressions de toutes sortes, il est clair que le temps de l'eau facile est définitivement révolu", a indiqué Loïc Fauchon, ajoutant que "la place donnée à l'Afrique justifie que l'eau potable soit une priorité au même titre que le téléphone portable".

Après la COP21 à Paris, temps de l'atténuation du changement climatique, Marrakech et la COP22 auront été ceux de l'adaptation des territoires et de la nouvelle place faite aux acteurs, porteurs de solutions concrètes.

► Lire notre article sur Marseille à Marrakech pour la COP22
 

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