Vous êtes ici

Etude sur la biodiversité des abeilles sauvages : les premiers résultats publiés

19 décembre 2017

En Europe et en France, près de 10 % des espèces d'abeilles sont menacées ou en voie d'extinction.
Entreprendre des actions en faveur de leur conservation constitue un enjeu majeur, particulièrement en Méditerranée, haut lieu de la biodiversité mondial pour les insectes pollinisateurs.

En 2016, la Ville de Marseille a conclu un partenariat avec l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale (lMBE)
pour étudier la biodiversité des abeilles sauvages dans la matrice urbaine et plus particulièrement dans les espaces verts publics.
A l’initiative du projet, les services municipaux ont implanté deux grands hôtels à insectes, un au Jardin Botanique du parc Borély en avril 2016, l’autre dans le parc Athéna en avril 2017.
Depuis, une centaine de petits hôtels ont été installés dans douze parcs urbains.

Ces dispositifs sont par ailleurs porteurs d’un message à l’attention du grand public sur l’importance de la biodiversité et la nécessité de gérer les parcs publics avec de nouvelles méthodes plus respectueuses de l’environnement.

Après une année d’études et d’observations dans les parcs et jardins de la ville et dans le Parc national des Calanques, Benoît Geslin, maître de conférences à l’IMBE, a dévoilé les premiers résultats de son travail sur les populations d’abeilles sauvages à Marseille, étude qui participe à l’amélioration des connaissances sur l’état de la biodiversité du territoire.

Les premiers résultats de cette étude

 
Le Docteur Benoît Geslin, auteur de cette étude, a rappelé que le sud de la France concentre quelque 700 espèces et près de 80% des abeilles sauvages que l'on peut trouver en France.

Les observations menées à Marseille ont permis de capturer et d'identifier 1 120 abeilles. Cet échantillon est dominé par l'Apis Mellifera, l'abeille domestique parmi 111 autres espèces dénombrées.
Deux de ces espéces figurent parmi la liste rouge européenne des espèces menacées. 
Le Docteur Geslin pense, qu'à terme, on pourra identifier jusqu'à 200 espèces à Marseille. A titre de comparaison, 44 seulement ont été recensées à Paris. Le chercheur se donne à présent deux ans de plus pour poursuivre cette étude et mesurer l'impact de ces hôtels à insectes sur la biodiversité.

Riche de plus de 722 hectares d'espaces verts urbains et de 2 634 hectares d'espaces naturels municipaux, la Ville de Marseille mène depuis de nombreuses années, plusieurs actions dans les espaces verts afin de concilier développement urbain, projet métropolitain et retour de la nature en ville.


Liens utiles pour aller plus loin

 

Accès rapides

Réseaux sociaux

 

Suivez nous sur Facebook !

 

  Live Tweet