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Biodiversité

Présentation

 

Marseille, ville de plus de 2600 ans, est une ville de contraste bordée par la mer avec ses 53km de littoral et un espace maritime important avec des îles. Entourée de collines et sillonnée par des vallées fluviales, elle s’étend sur 24 000 hectares avec un centre-ville très dense et 9000 hectares  d'espaces naturels. La diversité de ce territoire se retrouve dans la biodiversité, de nature en ville et de nature sauvage, fragile mais si variée.
La ville s’est engagée dès 2010 dans une politique cadre sur la mer et son littoral, dessinant les prémices de la stratégie globale en matière de biodiversité qu’elle souhaite élaborer.
Au-delà des actions déjà entreprises, la Ville a également souhaité associer les acteurs économiques, les associations et les organismes institutionnels à l'élaboration de sa stratégie locale pour créer une synergie entre les plans d’actions nationaux et régionaux.
La spécificité de cette stratégie locale est d’être un fédérateur des actions privées et publics des acteurs de son territoire oeuvrant pour la biodiversité.

La vie animale et végétale y est très présente à Marseille, aussi bien dans les espaces naturels qu’en ville.
 

La faune

 

A Marseille comme partout ailleurs, la destruction du milieu naturel due à l’urbanisation et au développement des activités humaines, s'est accompagnée de celle de la faune, en particulier des grands mammifères.

A la fin du XIXe siècle, l'accélération du processus a entraîné, par exemple, la disparition de la loutre d'Europe dans l'Huveaune. De même, le dernier loup gris  des Bouches-du-Rhône a été tué en 1871 à Château-Gombert.

Le changement progressif des mentalités vis-à-vis de la nature, l'abandon du piégeage et de l'empoisonnement systématiques, ont progressivement contribué à freiner le déclin de la faune sauvage. Si l’extension du milieu urbain ne permet pas la réinstallation d'un certain nombre d'espèces animales de grande taille, beaucoup d'animaux ont réussi à se maintenir sur le territoire phocéen, comme le renard roux ou le sanglier. Ils ont su s’adapter à la proximité de l'homme et à ses activités ou se sont réfugiés dans les zones restées naturelles.

Chez les oiseaux, on peut encore observer des espèces prestigieuses et rares, parmi lesquelles l'aigle de Bonelli, le faucon pèlerin ou le grand-duc d'Europe. Les îles marseillaises représentent avec les îles d'Hyères, les seuls refuges de tout le littoral provençal pour les oiseaux marins (puffins de Scopoli et de Méditerranée, océanite tempête et cormoran de Desmarest) dont elles abritent de petites colonies.

Les collines marseillaises, comme tout espace naturel, abritent également une grande variété de petits animaux qui passent le plus souvent inaperçus. Ces milieux secs et ensoleillés constituent un habitat privilégié pour les reptiles, lézard ocellé (le "limbert" cher à Marcel Pagnol), couleuvre de Montpellier ou encore coronelle girondine.
Ils cachent aussi une multitude d’invertébrés, notamment d’insectes parmi lesquels la magicienne dentelée, grande sauterelle carnivore ; le calosome sycophante, beau scarabée à reflets métalliques ; la proserpine, petit papillon caractéristique desguarriges arides ; les cigale (la cigale grise et la cigale plébéienne).

 

Marseille vole au secours des abeilles

En Europe et en France, près de 10 % des espèces d'abeilles sont menacées ou en voie d'extinction. Entreprendre des actions en faveur de leur conservation constitue un enjeu majeur, particulièrement en Méditerranée. Pour y contribuer, la Ville de Marseille a lancé une étude grandeur nature, fondée sur leur observation.

En partenariat avec deux laboratoires d'Aix-Marseille Université, le Laboratoire Population Environnement et Développement (LPED) et l'Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie (IMBE), elle a implanté en 2016 un grand hôtel à insectes au Jardin Botanique et 112 petits hôtels dans ses parcs. 6 autres grands hôtels à insectes seront installés dans les parcs de la ville ayant obtenu le label EcoJardin, ou en cours de labellisation.

Ces structures sont porteuses de messages sur l'importance de la biodiversité et sur la nécessité de gérer les parcs publics avec de nouvelles méthodes, respectueuses de l'environnement. De plus, ce dispositif sʼinscrit aussi dans une étude scientifique plus générale sur le comportement des abeilles en milieu urbain et sur la diversité de la faune des pollinisateurs.

Ces hôtels sont des refuges pour des insectes pollinisateurs et pour des auxiliaires. Ils servent en effet à limiter voire supprimer l'utilisation de produits chimiques dans la gestion des parcs et jardins, produits chimiques auxquels les insectes nuisibles ont développé des résistances.

Leur implantation dans les parcs de la ville peut donc fournir des habitats aux insectes et enrayer des pertes de populations en permettant à certaines de se maintenir dans le temps. Les résultats de ces études permettront dʼy répondre, d'ici 3 ans au minimum.


Des hôtes familiers
On n'y prête pas attention, mais ils sont très utiles, ces pollinisateurs et ces auxiliaires de la nature. Les insectes pollinisateurs, comme par exemple les abeilles solitaires, nichent volontiers dans des bûches percées et des tiges creuses en roseau et en bambou, mais aussi dans le sol, dans la paille et dans les murs en torchis.
D'autres insectes comme les chrysopes dont les larves se nourrissent de pucerons et de cochenilles, nichent dans la paille. Les perce-oreilles également sont prédateurs de pucerons et nichent dans les pots en terre remplis de paille, tandis que d'autres insectes décomposeurs nichent dans le bois mort.
L'orientation de l'Hôtel est importante ! Sud ou Sud Est, face au soleil, dos aux vents dominants et surélevés d'au moins 30 cm.

La Méditerranée, hotspot de biodiversité mondial pour les pollinisateurs
Il existe 974 espèces d'hyménoptères apoidés, ou abeilles au sens large, en France et parmi ces espèces, plus de 700 se retrouveraient dans les régions méditerranéennes. La Méditerranée est un hotspot pour la biodiversité d'abeilles sauvages à l'échelle française, européenne et mondiale, car les conditions leur sont particulièrement favorables : températures chaudes au printemps et en été et biodiversité de plantes importantes, notamment en plantes nectarifères. En Europe et en France, près de 10 % (9,2%) des espèces d'abeilles sont menacées ou en voie d'extinction. Entreprendre des actions en faveur de leur conservation est donc un enjeu majeur, particulièrement en Méditerranée, et c'est pourquoi la Ville de Marseille, le LPED et l'IMBE ont décidé d'entreprendre cette étude.

La flore

 

La végétation du littoral rocheux  marseillais forme une communauté très particulières de plantes basses, résistantes à la sécheresse et aux embruns. Ce cortège floristique est très pauvre en raison des conditions écologiques très contraignantes : il est dominé par le crithme maritime et le faux statice nain avec, en compagnes, quelques espèces halophiles telles la soude ligneuse ou la frankénie hirsute.

Sur les collines basses, la garrigue à chêne kermès se développe, ainsi que la pelouse à brachypode rameux (la "baouco" des Provençaux) et, sur des sols plus meubles, des associations avec l'ajonc de Provence ou "argeras" et le romarin.

Plus loin de la mer, sur les hauteurs, on observe des stades de dégradation de la forêt originelle de chênes verts, ponctués de bosquets de pins d'Alep. Dans les vallons et le long des cours d'eau, on trouve des peuplements végétaux nécessitant un sol constamment humide et  composés notamment de peupliers blancs et de frênes à fleurs.

Cette végétation n'a pas échappé aux variations climatiques qui marquent notamment une tendance générale à l'assèchement dans le bassin méditerranéen occidental. L'action de l'homme n'a fait qu'accentuer cette évolution et a entrainé le recul des taillis de chênes verts au profit de la garrigue.Ce phénomène s'accentue aujourd'jhui avec le réchauffement climatique qui engendre des périodes prolongées de sécheresse, provoquant la dépérissement de certains peuplements forestiers.


L'urbanisation,a malheureusement eu raison de nombreux représentants d'une flore autrefois riche et variée. Cependant, la diversité des microclimats et des habitats que l’on rencontre sur le territoire phocéen a permis à plusieurs espèces végétales rares de se maintenir. Dans les éboulis des Calanques on trouve la sabline de Provence, dans les zones les plus sèches et rocheuses du littoral (cap Croisette,Frioul) l'astragale de Marseille et les dernières stations françaises de germandrée à allure de pin se situent à l'est du massif de la Nerthe et à l'ouest du plateau de la Mure.

 

Les plantes toxiques

 

Le rôle d'un jardin botanique est de protéger la diversité biologique de notre flore et de promouvoir la culture scientifique sous toutes ses formes grâce à la science des simples et de la toxicologie.Les plantes de nos parcs et jardins sont certes de plus en plus belles, de plus en plus spectaculaires, mais la beauté cache parfois quelques risques...

Le service des espaces verts, du littoral et de la mer et son Jardin botanique sont à la disposition du public, notamment pour l'informer de la place et du rôle des végétaux dans notre ville.

Rappelons nous que la nature n'est pas toute belle et toute bonne. Il est donc fondamental de la bien connaître avant de l'utiliser. Bien sûr, elle peut nous procurer mille bienfaits, mais elle peut aussi nous réserver nombre de désagréments.

Ces documents pourront nous éviter quelques gestes lourds de conséquences :
"L'essentiel est de ne pas Savoir"

► Liste des plantes toxiques

► Petit lexique botanique et toxicologique
 

► En cas d'empoisonnement même dans le doute
Centre Antipoison et de Toxicovigilance
Hôpital Sainte Marguerite
270 boulevard de Sainte Marguerite
13009 Marseille
24h sur 24h
Tel : 04 91 75 25 25

► Identification des plantes
Jardin botanique Edouard-Marie Heckel
48 avenue Clot-Bey
13008 Marseille
De 8h30 à 12h et de 13h30 à 16h30
Tel : 04 91 55 25 05

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