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Biodiversité

Présentation

 

Marseille concilie espaces naturels et espaces urbanisés dans des proportions rarement égalés ailleurs en France. La Ville s’étend sur 24 000 hectares et compte 14 000 hectares urbanisés et 10 000 hectares d’espaces naturels protégés.

Entre mer et collines, de l’Estaque aux Calanques, elle possède un vaste territoire périurbain, en partie protégé par le Parc national des Calanques, seul parc national à la fois continental, marin et périurbain d’Europe, niché entre une métropole active et une nature préservée.

Située au centre d’un cirque collinaire constitué des massifs de la Nerthe, l’Etoile, le Garlaban, Saint-Cyr et Marseilleveyre, Marseille est ainsi doté d’un important patrimoine naturel aux paysages variés et surprenants, riche d’une faune et d’une flore diversifiées.

La Ville s’est engagée dès 2010 dans une politique cadre sur la mer et son littoral, dessinant les prémices de la stratégie locale partenariale en faveur de la biodiversité terrestre et marine, en cours d’élaboration.

Au-delà de ses propres actions, la Ville a également souhaité associer les acteurs économiques, les associations et les organismes institutionnels à l'élaboration de sa stratégie locale pour créer une synergie entre toutes les initiatives menées sur son territoire.

Si cette stratégie locale permet de fédérer les actions privées et publiques en faveur de la biodiversité, elle est également élaborée en s’assurant de sa conformité aux plans d’actions nationaux et régionaux.

 

La faune

 

A Marseille, comme partout ailleurs, la destruction du milieu naturel due à l’urbanisation et au développement des activités humaines, s'est accompagnée de celle de la faune, en particulier des grands mammifères.

Si l’extension du milieu urbain ne permet pas la présence d'un certain nombre de ces animaux de grande taille, d'autres ont réussi à se maintenir sur le territoire phocéen, comme le Renard roux ou le Sanglier. Ils ont su s’adapter à la proximité de l'homme et à ses activités ou se sont réfugiés dans les zones restées naturelles.

Les collines marseillaises, comme tout espace naturel, abritent également une grande variété de petits animaux qui passent le plus souvent inaperçus. Ces milieux secs et ensoleillés constituent un habitat privilégié pour les reptiles. On peut citer le Lézard ocellé, la Couleuvre de Montpellier ou encore la Coronelle girondine. Ils cachent aussi une multitude d’invertébrés, notamment d’insectes parmi lesquels la Magicienne dentelée (grande sauterelle carnivore), le Calosome sycophante (beau carabe à reflets métalliques), la Proserpine (petit papillon caractéristique des garrigues pierreuses) et, bien entendu, les Cigales grise et plébéienne.

Dans les espaces verts de la ville, se rencontre également une grande variété d’insectes qui y jouent un rôle important notamment pour la pollinisation (1). C’est pourquoi la ville de Marseille a installé dans plusieurs de ses parcs des hôtels à insectes.

(1) Transport du pollen de l’organe mâle d’une fleur vers l’organe femelle d’une fleur de la même espèce. Selon les plantes, la pollinisation peut être effectuée par des animaux (papillons, abeilles, oiseaux, etc), le vent ou l’eau.
 

Focus sur les oiseaux de Marseille

Parmi les quelque 87 espèces d’oiseaux nicheurs inventoriées à Marseille, on note des espèces prestigieuses et rares :  l'Aigle de Bonelli, le Faucon pèlerin et le Grand-duc d'Europe. Les îles marseillaises représentent avec celles d'Hyères, les seuls refuges de tout le littoral provençal pour les oiseaux marins (Puffins de Scopoli et de Méditerranée, Océanite tempête et Cormoran de Desmarest) dont elles abritent de petites colonies.

Le milieu urbain marseillais accueille également un certain nombre d’espèces d’oiseaux, et peut même constituer, pour certaines, un habitat très favorable.

  • Les oiseaux nicheurs du centre ville
    Seulement 16 espèces se reproduisent dans le tissu urbain dense, dont 14 communément. Il s’agit pour l’essentiel d’espèces granivores qui y bénéficient d’un apport alimentaire, lié aux activités humaines, en particulier dans les secteurs industriels où transitent des denrées céréalières (entrepôts, port), mais aussi par le nourrissage de la part de certains citadins. Les plus communes sont le Pigeon domestique, la Tourterelle turque et le Moineau domestique, mais on trouve également, dans les secteurs arborés, le Serin cini, le Verdier d’Europe ou le Chardonneret élégant.

    La Fauvette mélanocéphale est la seule espèce de fauvette liée au milieu méditerranéen qui s’insinue dans le centre de l’agglomération où elle trouve refuge dans les bosquets. La Fauvette à tête noire, plus ubiquiste (2), ou la Mésange charbonnière occupent plutôt le réseau de jardins qui s’étend à l’arrière des immeubles du centre ville ou les zones moyennement urbanisées pourvues d’arbres.

    Le Rougequeue noir, lui, pénètre jusqu’au cœur de la ville car les grands bâtiments lui rappellent son milieu d’origine (falaises, parois rocheuses et éboulis) où le minéral prédomine. Il en va de même pour le Choucas des tours, corvidé cavernicole qui trouve dans les églises et les monuments (mais aussi dans certains arbres) les cavités pour installer son nid.

    Un autre oiseau qui niche dans les constructions des milieux fortement urbanisés est le Martinet noir. Contrairement aux autres espèces citées précédemment, il ne dépend pas de la ville pour s'alimenter : si les petits insectes volants dont il se nourrit viennent à faire défaut dans l’espace aérien urbain, il est capable d’aller les chercher à plusieurs dizaines de kilomètres de son site de reproduction.

    Quant à la Pie bavarde, si elle préfère les frondaisons pour installer son nid, c’est son opportunisme alimentaire et ses facultés d’adaptation aux activités humaines qui lui ont permis de coloniser le milieu urbain marseillais depuis une trentaine d’années.

    D’autres espèces l’ont précédée : le Choucas est apparu dans la ville vers 1960 et la Tourterelle turque vers 1975. Ce phénomène de colonisation du milieu urbain par de nouvelles espèces ne cesse de s’accroître : ainsi, le Goéland leucophée, découvert nicheur sur un toit de Marseille pour la première fois en 1990, a vu ses effectifs urbains augmenter : plusieurs dizaines de couples se reproduiraient aujourd'hui sur les constructions de la ville. De même, depuis environ 20 ans, la Corneille noire se reproduit en petit nombre dans la cité phocéenne. Quelques couples d'Etourneau sansonnet sont observés depuis une quinzaine d’années près des plages et du parc Borély. C’est dans le même secteur que l’on trouve également quelques petites colonies d’Hirondelle de fenêtre.

    Deux nouvelles venues dans l’avifaune marseillaise sont des espèces exotiques, échappées de captivité ou relâchées volontairement : il s’agit de psittacidés originaires, l’un d’Afrique et d’Inde, la Perruche à collier, l’autre d’Amérique du Sud, la Conure veuve. Une demi-douzaine d’individus de Perruche à collier est « apparue » vers 1995 dans le parc Borély ; la population marseillaise de l’espèce s’élève, 20 ans plus tard, à plusieurs milliers d’individus, répartis dans tout le milieu urbain. Quant à la Conure, après des observations de quelques individus au parc Longchamp depuis 2013, une colonie d’une dizaine de couples s’est installée à la Belle-de-Mai en 2017.

    (2)  Se dit des espèces animales et végétales que l'on rencontre dans des milieux écologiques très différents.

  • Les oiseaux nicheurs des parcs
    Les grands parcs urbains de Marseille constituent des sites particuliers dans l’environnement anthropisé (3), favorables à certains oiseaux sauvages. En effet, la plupart de ces espaces artificiels sont parsemés de grands arbres qui offrent un habitat de substitution à de nombreuses espèces forestières. On y retrouve, bien entendu, toutes les espèces, déjà évoquées, qui fréquentent les milieux arborés du centre ville (Tourterelle turque, Pie, Fauvettes à tête noire et mélanocéphale, Mésange charbonnière, Serin, Verdier et Chardonneret), mais également des passereaux plus exigeants quant à leur milieu de vie (par exemple la Mésange bleue, le Grimpereau des jardins et le Rougequeue à front blanc, dans les secteurs plantés en futaie ou encore la Bouscarle de Cetti dans des zones de buissons denses).

    Une attention particulière mérite d’être prêtée à la Chouette hulotte. C’est en effet le seul rapace qui niche jusqu’au cœur de Marseille. D’origine forestière, cette espèce affectionne, en ville, tout spécialement les grands parcs.

    Certains parcs possèdent des plans d’eau qui attirent tout particulièrement des espèces liées au milieu aquatique. La plus répandue est le Canard colvert (qui s’hybride fréquemment avec les canards de souches domestiques). Plus localisés (et plus discrets), le Grèbe castagneux et la Gallinule poule-d’eau se rencontrent dans certains parcs où des portions de berges couvertes d’une végétation dense leur permettent de se cacher.

    (3) Modifié sous l'action de l'homme

  • Les oiseaux en hiver
    Parmi la quarantaine d’espèces observées en hiver dans les espaces verts (publics ou privés) de la ville, une trentaine sont des espèces habituelles en période hivernale dans les jardins de la région méditerranéenne. Huit d’entre elles sont des hivernants stricts car elles ne nichent pas à Marseille, ni dans les environs : l'Accenteur mouchet, le Pouillot véloce, le Roitelet huppé, la Grive musicienne, le Pinson du Nord, le Tarin des aulnes, la Linotte mélodieuse et le Grosbec casse-noyaux. Pour une petite quinzaine d’espèces, les populations qui viennent hiverner sont très supérieures à celles qui nichent sur Marseille : les Bergeronnette grise et des ruisseaux, la Fauvette à tête noire, le Rougequeue noir, le Rougegorge familier, le Merle noir, les Mésanges charbonnière, bleue et à longue queue, le Troglodyte mignon, le Pinson des arbres, le Verdier et l'Etourneau.

    Certains grands parcs offrent aux oiseaux hivernants des habitats favorables que l'on ne trouve pas dans les jardins privés. C'est ainsi que des espaces très dégagés, couverts de pelouse (parc du 26e Centenaire ou hippodromes de Borély et Pont-de-Vivaux) attirent en hiver de petites bandes de Pipit farlouse. Les plans d'eau des parcs marseillais, quant à eux, ne sont pas assez vastes pour accueillir un grand nombre d'oiseaux d'eau en hiver. Si on excepte un occasionnel canard sauvage que l'on peut observer sur le « lac » du parc Borély, c'est surtout la Mouette rieuse qui vient fréquenter en nombre (parfois plus de 100 individus) les parcs Borély et du 26e Centenaire.

    Enfin, chaque hiver, des personnes s’étonnent de voir des hirondelles à Marseille. Ce phénomène est tout à fait normal et concerne, en fait, une espèce bien particulière, l’Hirondelle de rochers. Comme son nom l’indique, cette hirondelle niche dans les reliefs (montagnes, mais aussi régions escarpées comme les Calanques). Contrairement aux autres hirondelles européennes, elle n’effectue pas de migration au long cours.

  • Les oiseaux en migration
    Parmi les oiseaux migrateurs qui transitent à chaque intersaison sur le territoire marseillais, on peut citer des espèces aussi diverses que la Huppe fasciée, la Tourterelle des bois, l'Hirondelle de cheminée ou encore le Gobemouche gris.

    Certaines espèces, tel le Gobemouche noir, vont rechercher, pour se reposer, les substituts de forêt que constituent les grands parcs arborés. D'autres, principalement la Bergeronnette printanière ou le Traquet motteux, qui affectionnent les milieux ouverts, vont s'arrêter, dans ces mêmes parcs, sur les vastes zones de pelouses.

    Parfois, des espèces plus spectaculaires peuvent faire halte à Marseille. Ainsi, à plusieurs reprises, des Cigognes blanches ont séjourné, lors de la migration automnale, dans différents secteurs de la Ville, notamment au parc Borély.

La flore

 

La végétation du littoral rocheux  marseillais forme une communauté très particulières de plantes basses, résistantes à la sécheresse et aux embruns. Ce cortège floristique est très pauvre en raison des conditions écologiques très contraignantes : il est dominé par le crithme maritime et le faux statice nain avec, en compagnes, quelques espèces halophiles telles la soude ligneuse ou la frankénie hirsute.

Sur les collines basses, la garrigue à chêne kermès se développe, ainsi que la pelouse à brachypode rameux (la "baouco" des Provençaux) et, sur des sols plus meubles, des associations avec l'ajonc de Provence ou "argeras" et le romarin.

Plus loin de la mer, sur les hauteurs, on observe des stades de dégradation de la forêt originelle de chênes verts, ponctués de bosquets de pins d'Alep. Dans les vallons et le long des cours d'eau, on trouve des peuplements végétaux nécessitant un sol constamment humide et  composés notamment de peupliers blancs et de frênes à fleurs.

Cette végétation n'a pas échappé aux variations climatiques qui marquent notamment une tendance générale à l'assèchement dans le bassin méditerranéen occidental. L'action de l'homme n'a fait qu'accentuer cette évolution et a entrainé le recul des taillis de chênes verts au profit de la garrigue.Ce phénomène s'accentue aujourd'jhui avec le réchauffement climatique qui engendre des périodes prolongées de sécheresse, provoquant la dépérissement de certains peuplements forestiers.


L'urbanisation,a malheureusement eu raison de nombreux représentants d'une flore autrefois riche et variée. Cependant, la diversité des microclimats et des habitats que l’on rencontre sur le territoire phocéen a permis à plusieurs espèces végétales rares de se maintenir. Dans les éboulis des Calanques on trouve la sabline de Provence, dans les zones les plus sèches et rocheuses du littoral (cap Croisette,Frioul) l'astragale de Marseille et les dernières stations françaises de germandrée à allure de pin se situent à l'est du massif de la Nerthe et à l'ouest du plateau de la Mure.

 

Les plantes toxiques

 

Le rôle d'un jardin botanique est de protéger la diversité biologique de notre flore et de promouvoir la culture scientifique sous toutes ses formes grâce à la science des simples et de la toxicologie.Les plantes de nos parcs et jardins sont certes de plus en plus belles, de plus en plus spectaculaires, mais la beauté cache parfois quelques risques...

Le service des espaces verts, du littoral et de la mer et son Jardin botanique sont à la disposition du public, notamment pour l'informer de la place et du rôle des végétaux dans notre ville.

Rappelons nous que la nature n'est pas toute belle et toute bonne. Il est donc fondamental de la bien connaître avant de l'utiliser. Bien sûr, elle peut nous procurer mille bienfaits, mais elle peut aussi nous réserver nombre de désagréments.

Ces documents pourront nous éviter quelques gestes lourds de conséquences :
"L'essentiel est de ne pas Savoir"

► Liste des plantes toxiques

► Petit lexique botanique et toxicologique
 

► En cas d'empoisonnement même dans le doute
Centre Antipoison et de Toxicovigilance
Hôpital Sainte Marguerite
270 boulevard de Sainte Marguerite
13009 Marseille
24h sur 24h
Tel : 04 91 75 25 25

► Identification des plantes
Jardin botanique Edouard-Marie Heckel
48 avenue Clot-Bey
13008 Marseille
De 8h30 à 12h et de 13h30 à 16h30
Tel : 04 91 55 25 05

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