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La faune et la flore

Le territoire de Marseille recèle une biodiversité riche insoupçonnée, au niveau faunistique et floristique. Il constitue un écosystème avec un fonctionnement complexe. La vie animale et végétale y est très présente, aussi bien dans les espaces naturels qu’en milieu urbain.

Il apparaît aujourd’hui essentiel de maintenir des conditions favorables pour la préservation de la biodiversité, notamment des espèces animales et végétales les plus banales qui voient peu à peu leurs niches traditionnelles disparaître.

Les Espaces naturels et les Parcs et jardins sont des lieux privilégiés pour observer la faune et la flore da la ville. D’autres espaces méritent également l'attention des citadins et contribuent à la biodiversité urbaine comme les berges de l’Huveaune et les canaux, les cimetières, les terrains vagues, les toitures et façades d'immeubles…

Les écosystèmes urbains et périurbains peuvent être menacés à chaque instant. De nombreuses actions sont menées par la Ville de Marseille pour le maintien des milieux naturels et l'accroissement de la biodiversité sur son territoire. Il est primordial de préserver ou de reconstituer les habitats naturels, de restaurer les corridors biologiques indispensables aux déplacements et à la survie des espèces animales et végétales.

Les documents d’urbanisme municipaux en cours de révision s’emploient à prendre en compte cette problématique, par le biais d’outils d’aménagement du territoire, notamment de la "trame verte" (maintien ou création de cheminements entre les espaces naturels et les parcs) et de la "trame bleue" (sauvegarde du réseau de canaux et des ruisseaux).
 

La faune

A Marseille comme partout ailleurs, la destruction du milieu naturel due à l’urbanisation et aux activités humaines s'est accompagnée de celle de la faune, en particulier des grands mammifères.

A la fin du XIXème siècle, une accélération du processus a entraîné la disparition d’un des derniers spécimens de loutre présents dans l'Huveaune. De même, les derniers loups observés dans le département des Bouches-du-Rhône ont été chassés en 1871 à Château-Gombert.

Le changement progressif des mentalités vis-à-vis de la nature, l'abandon du piégeage et de l'empoisonnement, ont progressivement contribué à freiner le déclin de la faune sauvage. Si l’extension du milieu urbain ne permet pas la réinstallation d'un certain nombre d'espèces animales de grande taille, beaucoup d'animaux ont réussi à se maintenir sur le territoire phocéen. Ils ont su s’adapter à la proximité de l'homme et de ses activités ou se sont réfugiés dans les zones restées naturelles comme le renard et le sanglier.

Chez les oiseaux, on peut encore observer des espèces prestigieuses et rares, parmi lesquelles l'aigle de Bonelli, le faucon pèlerin ou le grand-duc d'Europe. Les îles marseillaises, avec les îles d'Hyères, représentent les seuls refuges de tout le littoral provençal. Elles hébergent de petites colonies d’oiseaux marins : puffins cendrés, puffins de Méditerranée, océanites tempête et cormorans huppés.

Les collines marseillaises, comme tout espace naturel, abritent également une grande variété de petits animaux qui passent le plus souvent inaperçus. Ces milieux secs et ensoleillés constituent un habitat privilégié pour les reptiles : lézard ocellé (le "limbert" cher à Marcel Pagnol), couleuvre girondine ou couleuvre de Montpellier par exemple.
Ils cachent aussi une multitude d’invertébrés et notamment d’insectes : la magicienne dentelée, grande sauterelle carnivore ; le calosome sycophante, beau scarabée à reflets métalliques, prédateur de la chenille processionnaire ; la proserpine, petit papillon caractéristique des milieux très secs ; la cigale, dont les larves se développent sous terre plusieurs années durant, et qui, au stade adulte, se nourrit essentiellement de sève.
 

La flore

La végétation qui entoure Marseille forme une communauté de plantes basses, résistantes aux embruns.

Elle couvre une partie du massif de Marseilleveyre et le pied de la Nerthe.

Sur les collines basses, la garrigue à chêne kermès se développe, ainsi que les pelouses à brachypode rameux (la "baouco" des Provençaux) et, sur des sols plus meubles, des associations avec l'ajonc de Provence ou "argeras", la staeheline douteuse, ou herbe aux pinceaux, et le romarin.

Plus loin de la mer, sur les hauteurs, on observe des stades de dégradation de la forêt originelle de chênes verts, ponctués de bosquets de pins d'Alep. Dans les vallons et le long des cours d'eau, les peuplements exigent un sol constamment humide et sont composés notamment de peupliers blancs et de frênes à fleurs.

Cette végétation n'a pas échappé aux variations climatiques qui marquent une tendance générale à l'assèchement en Méditerranée occidentale. L'activité destructrice de l'homme n'a fait qu'accentuer cette évolution. Dans toute la Provence, les taillis de chênes verts ont reculé devant la garrigue à chêne kermès, qui, elle-même, a tendance à régresser au profit de groupements encore plus adaptés à la sècheresse.

L'urbanisation, l'essor industriel et l'accroissement de la population ont malheureusement eu raison de nombreux représentants d'une flore autrefois riche et variée. Cependant, la diversité des microclimats et des habitats que l’on rencontre sur le territoire phocéen a permis à plusieurs espèces végétales rares de se maintenir. Dans les éboulis des Calanques on trouve la sabline de Provence ou herbe à Gouffé, dans les zones les plus arides et rocheuses du littoral (cap Croisette, île Maïre, Frioul) l'astragale de Marseille et la dernière station française de germandrée à allure de pin se situe à l'ouest du plateau de la Mure.
 


 

Les plantes toxiques

Le rôle d'un Jardin botanique est de protéger la diversité biologique de notre flore et de promouvoir la culture scientifique sous toutes ses formes grâce à la science des simples et de la toxicologie.Les plantes de nos parcs et jardins sont certes de plus en plus belles, de plus en plus spectaculaires, mais la beauté cache parfois quelques risques...

Le service des espaces verts, du littoral et de la mer et son Jardin botanique sont à la disposition du public, notamment pour l'informer de la place et du rôle des végétaux dans notre ville.

Rappelons nous que la nature n'est pas toute belle et toute bonne. Il est donc fondamental de la bien connaître avant de l'utiliser. Bien sûr, elle peut nous procurer mille bienfaits, mais elle peut aussi nous réserver nombre de désagréments.

Ces documents pourront nous éviter quelques gestes lourds de conséquences :
"L'essentiel est de ne pas Savoir"

Liste des plantes toxiques

Petit lexique botanique et toxicologique

 

En cas d'empoisonnement même dans le doute

Centre anti-poison de Marseille
(Hôpital Salvator)
249 boulevard de Sainte Marguerite
13009 Marseille
24h sur 24h
Tel : 04 91 75 25 25
 

Identification des plantes

Jardin botanique Edouard-Marie Heckel
48 avenue Clot-Bey
13008 Marseille
De 8h à 12h
Tel : 04 91 55 25 05
Fax : 04 91 55 37 76

 


 

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