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Hôtels à insectes

En avril 2016, la Ville de Marseille - encouragée par des experts entomologistes - installait, dans le jardin botanique du Parc Borély (8e), le premier "grand hôtel à insectes" puis, en avril 2017, un deuxième dans la Parc Athéna (13e). Le 3e grand hôtel à insectes a été inauguré, le 1er juin 2018, dans le parc Bortoli (2 chemin du Lancier, 8e) et le 4e, vendredi 14 juin, dans le parc de l'Oasis (49, chemin de Saint-Antoine à Saint-Joseph, 15e).

Cinq
derniers grands hôtels seront installés, par la suite, dans les autres parcs de la ville labellisés EcoJardin.

L'objectif est de donner un abri aux insectes polinisateurs, dont 10% des espèces sont menacées ou en voie d'extinction. Parmi eux, abeilles et guêpes solitaires, bourdons, coccinelles, chrysopes, carabes, syrphes (mouches) ou encore pince-oreilles, tous utiles.

D'autres implantations ont eu lieu, depuis, dans plusieurs parcs de la ville. 112 petits hôtels à insectes sont maintenus dans 12 parcs municipaux pour les besoins de l'étude en cours sur la biodiversité en milieu urbain.
Les scientifiques 
comparent les taux respectifs de pollinisation dans les parcs équipés de ces "hôtels à insectes" et ceux qui n'en disposent pas. Nous saurons ainsi si les "hôtels à insectes" s'avèrent bénéfiques pour le maintien de la biodiversité en général et celles de nos parcs en particulier.

Cette étude a déjà permis d'identifier plus de 100 espèces d'abeilles sauvages en ville, rappelant l'extrême importance de ces hyménoptères, sans qui 87 % des plantes à fleurs et 75 % des plantes cultivées disparaîtraient.

Chaque hôtel est le fruit d'une collaboration entre la Ville de Marseille et un collège ou un lycée marseillais. Collégiens et lycéens apportent les matériaux naturel et l'Atelier de la Ville réalise la structure (d'une taille de 1,85m par 1,85m).

Le saviez-vous ?

  • 35% de la production mondiale de nourriture est directement liée au travail des insectes pollinisateurs !
  • D'autres insectes - dit auxiliaires de la nature - jouent aussi leur rôle, notamment en s'attaquant aux nuisibles comme les pucerons. Ils peuvent ainsi permettre d'éviter (ou de réduire) le recours aux pesticides.
  • Il  existe 962 espèces d'abeilles (au sens large) en France dont environ 700 se trouveraient dans le bassin méditerranéen, véritable "hotspot" de la biodiversité.
  • Les "hôtels à insectes" sont orientés Sud ou Sud-Est, face au soleil, dos au vents dominants et surélevés d'au point 30 cm.
  • Depuis 10 ans, la Ville de Marseille a fait le choix de ne plus utiliser de produits phytosanitaires pour traiter ses parcs et jardins.
  • 7 parcs marseillais sont labellisés "EcoJardin" : Bonneveine (8e), Saint-Joseph (9e), Saint-Cyr (10e), Buzine (11e), La Moline (12e) Parc Athena (13e) et Oasis (15e). Ce label récompense les jardins gérés écologiquement, sans apport de produit phytosanitaire, maîtrisant l'arrosage et favorisant la biodiversité.
  • Riche de 722 hectares d'espaces verts urbains et de 53 parcs de plus d'un hectare, la ville de Marseille a été honorée par plusieurs labels prouvant la qualité de ses espaces verts qui recèlent des trésors de biodiversité. Ainsi, elle a notamment obtenu la 1ère place au "Palmarès des villes les plus vertes de France" de l’Observatoire des villes vertes, dans la catégorie "Promotion".
     

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